5 règles d’or pour bien gérer son budget étudiant

0
2670

1. Soyez OR-GA-NI-SÉ !

Quel que soit l’état de votre compte en banque, ne faites jamais le mort avec l’administration, elle vous retrouvera dans tous les cas ! Prévenez-la si vous êtes dans une situation difficile, les organismes trouveront une solution. Payez votre loyer chaque mois. Votre propriétaire sera indulgent pour les 1ers retards, puis vous recevrez une relance et une autre avec accusé de réception. Cela peut aller jusqu’à la note d’huissier (dont vous paierez les frais) où il sera plus que temps de réagir. Pour réussir à régler vos factures en temps et en heure, pensez au prélèvement automatique, qui vous évitera bien des tracas tout en rassurant le propriétaire !

Vous attendiez une carte postale aux couleurs du Brésil, et voici encore une facture ? Comptez sur une correspondance régulière avec EDF-GDF qui vous adressera sa note tous les 2 mois. Pour l’intégrer plus facilement à votre budget, vous pouvez la mensualiser. En cas de difficultés financières, appelez pour reporter ou échelonner le paiement. Négociation est le maître-mot. Vous pouvez profiter de leurs divers tarifs : base, tempo ou heures pleines / creuses. Répondez aux relevés de compteur, cela vous évitera de mauvaises surprises à votre départ.

Pour votre logement comme pour le reste, renseignez vous le plus possible sur les aides et bourses publiques et privées auxquelles vous avez droit.

2. Faites jouer la concurrence !

Internet et téléphone sont également des poids lourds dans votre budget, le portable étant souvent votre 1er compagnon. Pour les accros, vous pouvez désormais bénéficier de tarifs très avantageux, surtout maintenant avec l’arrivée de nouveaux opérateurs qui ont cassé les prix (à condition de ne pas casser/perdre/se faire voler son portable tous les 3 mois…) Si vous ne savez pas limiter votre consommation, penchez pour l’option forfait bloqué. Là encore, privilégiez le prélèvement automatique qui vous permettra de limiter les problèmes en cas d’impayés. Si néanmoins vous êtes souvent débiteur, mieux vaut envoyer un chèque lorsque vous serez en mesure de payer.

Du côté d’Internet, vous n’avez que l’embarras du choix ! Tout dépend de ce que vous voulez comme formule et du débit (entre 15 et 100 mégas, ce n’est pas la même utilisation). Les opérateurs se débrouillent pour s’aligner à peu près sur les prix et de plus en plus proposent des offres portable + internet + fixe + TV. Attention avant de signer le contrat, étudiez bien les clauses de résiliation qui peuvent souvent coûter gros lorsque vous résiliez. Pour comparer toutes ces offres : www.comparatel.fr. Consultez le maximum d’offres afin de mener une « petite étude de marché ».

Evidemment, cette règle d’or est valable pour tous vos postes de dépense et Internet est dans tous les cas (de la vente privée aux sites comparateurs en passant par les bons plans), votre meilleur allié dans cette bataille !

3. Faites vos comptes et évitez de virer au rouge

Simple comme bonjour, un tableau avec une colonne pour vos dépenses, une pour vos revenuspeut vous sauver la mise. Mettez le à jour régulièrement, toutes les semaines pour savoir où vous en êtes. Si vous n’avez pas un train de vie adapté à vos rentrées, votre compte passera alors dans le rouge, avec un solde négatif. Négociez avec votre banque une autorisation de découvert proportionnelle à vos revenus. La concurrence entraîne une certaine souplesse envers les étudiants, veillez cependant à ne pas en abuser. Cette autorisation de découvert (sauf négociation particulière) entraîne des frais, les agios, dont le taux (annuel) figure sur votre relevé de compte. Il faut donc le diviser par 360 pour savoir ce qu’il vous coûte chaque jour.
Exemple : vous avez été à découvert de 125 € pendant 7 jours à un taux annuel de 13 %. Vous paierez : (152×7) / 360 = 0,39 € par jour.

4. Soyez vigilants, aussi pénible que cela peut être !

Outre les prêts accordés pour vos études, les banques font les yeux doux aux étudiants, capitalisant sur le long terme… Dans ce cadre, elles proposent des formules spécifiques. Ensuite, si vous le pouvez, pensez à épargner. Privilégiez l’épargne « disponible » où l’argent peut être débloqué à tout moment. Ensuite, vous pourrez pencher pour le Livret d’épargne populaire (LEP), bonne solution si vous déclarez vos impôts indépendamment de vos parents avec un taux net d’impôts à 3 %. N’hésitez pas à consulter votre banquier qui vous orientera sur les offres les plus adaptées ! Si vous souhaitez faire un prêt pour financer vos études, songez au prêt étudiant, avec toutes les précautions de mises. Ne vous laissez pas tenter non plus par les sirènes des crédits à la consommation divers et variés : vous paierez des intérêts astronomiques et risquez de tomber dans le surendettement au moindre coup dur.

5. Vivez solidaires et consommez malin !

Avec quelques conseils de cuisine destinés aux étudiants, vous vous rendrez aussi vite compte qu’acheter des fruits, des légumes, de la viande blanche et autres aliments coûte moins cher que les plats préparés ou la nourriture des fast-food. La manie des Tupperware à aussi du bon : en cuisinant en plus grosses quantités pour les consommer le lendemain midi ou soir.
Vivre en colocation, profiter des épiceries solidaires, acheter en gros avec des amis et partager le repas… La solidarité n’aurait-elle pas des valeurs budgétaires insoupçonnées ?

Ce n’est pas facile de tenir un budget étudiant et les efforts sont parfois laborieux. En suivant ces quelques règles du mieux que votre situation vous le permet, vous pourriez vous éviter de vous retrouver dans de sérieuses galères.
[Vidéo] Bourses, aide au mérite, fondations, prêt ou encore job étudiant : découvrez les principales pistes pour financer vos études en 3 minutes (à peu près !)

SHARE
Previous article10 Painless Ways to Save Money Now

LEAVE A REPLY